Des armoiries pour Vaux-le-Moncelot

La commune de Vaux-le-Moncelot n’a jamais eu de blason par le passé. Les armoiries présentées ici ont été élaborées par Nicolas VERNOT afin de mettre en images l’identité de la commune, c'est-à-dire les éléments de son passé et de son présent qui en font un lieu unique. La composition a été réalisée dans un graphisme dynamique et contemporain, associant trait vigoureux et couleurs vives : c’est donc l’alliance de la tradition et de la modernité.

Les armoiries de Vaux-le-Moncelot ont été conçues afin d’être un motif de fierté pour les habitants ainsi qu’un emblème permettant de mieux faire connaître la commune à l’extérieur. 

Blason

BLASONNEMENT

Le blasonnement est la description en langage héraldique des figures et couleurs de l’écu.

Coupé : au 1 d’azur à la façade de la fontaine du lieu d’argent, ouverte et ajourée en serlienne du champ, accompagnée de 8 billettes d’or, 4 à dextre posées 2, 1 et 1 déportée à dextre, et 4 à senestre posées 2, 1 et 1 déportée à senestre ; au 2 d’or à deux chevrons entrelacés de gueules, chargés chacun de deux épis de blé d’or, le renversé ployé, l’autre voûté, le tout accompagné de trois besants de gueules rangés en fasce.

SYMBOLIQUE

L’écu est coupé, c'est-à-dire divisé horizontalement en deux moitiés.

Les deux chevrons entrelacés symbolisent le haut et le bas du village : le bas, Vaux, par un chevron qui évoque un val stylisé et le haut, Moncelot, par un chevron pointe en haut, évocation d'un mont stylisé dont la silhouette ogivale rappelle la croisée d'ogives de l'ancienne chapelle. L'entrelacs des deux chevrons permet d'obtenir les initiales V et M de la commune. Les catholiques reconnaîtront les lettres AVM signifiant Ave Maria, rappelant que la chapelle était sous l'invocation de Notre-Dame de Pitié et qu'une légende locale affirmait que la Vierge en personne aurait fréquenté les lieux.

Les épis d’or rendent hommage aux générations de paysans qui ont modelé le village. Ces derniers étaient de condition modeste : au XVIIesiècle, la quasi-totalité d’entre eux étaient des « grangers », c'est à dire des agriculteurs qui travaillaient pour de riches propriétaires extérieurs au village. Plutôt que les anciennes familles seigneuriales dont le rôle semble avoir été essentiellement de prélever des impôts tirés du labeur des paysans, ce sont ces modestes grangers qui sont mis à l'honneur dans les armoiries.

Les trois besants de gueules (disques rouges) évoquent des grains de raisin. Associés aux épis, ils rappellent qu’au XVIIIesiècle, le village était, selon l’abbé Dunand, « un pays de labour et de vignes ». Ces besants évoquent aussi le minerai de fer présent en abondance sous la forme d’une grenaille autrefois ramassée et lavée dans les patouillets avant d'alimenter les hauts-fourneaux des environs.

Avec son élégante serlienne, la fontaine est un monument particulièrement soigné du patrimoine villageois. En rupture avec l'Ancien régime particulièrement difficile pour les habitants, elle symbolise le progrès mis à la disposition de tous, puisque cet édifice du XIXesiècle a été édifié pour améliorer la vie des villageois(es) tout en embellissant leur quotidien.

L’azur et les billettes d’or sont tirés des armes et du drapeau de la Franche-Comté, région à laquelle les habitants sont fiers d’appartenir.

Recherches, composition héraldique et texte explicatif réalisés par :

Nicolas VERNOT

Historien spécialisé

Armoiries, emblèmes, signes et symboles

Docteur en Histoire (EPHE), lauréat 2015 du Prix solennel de la Chancellerie des Universités de Paris Aguirre-Basualdo spécialisé en Lettres et Sciences humaines
Membre permanent du laboratoire de recherche AGORA EA 7392 de l’Université de Cergy-Pontoise

Secrétaire général de l'Académie Internationale d'Héraldique
Président de l'ARCHEE (Association de Recherche Comtoise en Héraldique, Epigraphie et Emblématique)

Site Internet : http://nicolasvernot.free.fr (refonte prévue pour 2019)

Travaux et publications : https://ephe.academia.edu/NicolasVernot